un système monétaire mondial OUT


Japon :
La population japonaise vieillit à un rythme rapide (127 millions de japonais aujourd’hui, 84 millions en 2050 ; soit 1/3 de population en moins). Par ailleurs, nous constatons une très forte chute du Yen face au dollar (76 yen pour 1 dollar au début des Abenomics ; 116 aujourd’hui). Ceci a entrainé mécaniquement une augmentation du coût d’acquisition des denrées (énergie : + 66% ; alimentation : + 50%)
L’inflation est en hausse : 3,1% contre 0,7% fin 2013. Les analystes s’en félicitent expliquant par la même la réussite du plan des Abenomics… omettant que cela correspond à l’augmentation (3%) de la TVA. Cette inflation est donc purement mécanique et ne correspond en rien en une conséquence de l’afflux de liquidités.
La population japonaise vieillit et ne reconstitue plus son épargne, en parallèle d’une paupérisation (de septembre 2012 à 2013, le pourcentage de la population japonaise n’ayant plus aucune épargne financière est passé de 26 à 31% ; le chiffre n’étant pas communiqué par les autorités japonaises pour la période 2013 à 2014…) et diminue donc sa consommation (- 5,3%).
Au niveau des entreprises japonaises , nous constatons un renchérissement des matières premières et une baisse des exportations conduisant à une diminution des marges des entreprises japonaises et à une réduction des coûts des entreprises japonaises par baisse des investissements directs (- 5,1%) aboutissant à un recul du PIB ( – 1,8% au dernier trimestre).

Etats-Unis :
Le taux de chômage est de 5,9% et la croissance atteint selon les chiffres officiels trimestriels américains 4,6%.
La croissance américaine, qui sera révisée à la baisse prochainement est essentiellement fabriqué par le déficit et la dette. La croissance américaine a atteint 3% pour le dernier trimestre, dû selon les autorités américaines aux fortes exportations… sans préciser les zones d’exportations dans un monde en récession.
Le taux de chômage est de 5,9%… qui s’explique uniquement par la baisse du taux de participation de la population active : au 31 décembre 2007 à aujourd’hui, 13 millions d’américains ont disparu des statistiques… tandis que deux nouvelles bulles sont apparues : bulles des prêts étudiants et bulles des prêts automobiles…

Mais au-delà de ces deux cas, que pouvons-nous en dire ?
Tandis que en zone euro nous sommes en récession malgré les dires des politiques ; les fondamentaux se dégradent de plus en plus tant en zone euro, qu’au Japon, en Chine, et aux Etats-Unis. Le seul moteur économique devenant / restant les liquidités créées… Les marchés boursiers sont surévalués mais sans création de panique (pour le moment) du fait des politiques monétaires dites accommodantes !
De plus en plus de dettes pour maintenir l’économie et une illusion de croissance. Je Japon détient 1 200 milliards dollars de dettes américaines. Or, le yen ne vaut plus rien en regard des dettes propres du Japon…

Comprenons bien : le risque majeur aujourd’hui est un risque devises. Les contreparties bancaires n’existent plus. Or, la devise est ce qui définit la totalité des actifs.
Nous allons donc assister à une chute des systèmes monétaires du Japon comme de la zone euro, et en partie de celles Etats-Unis. Mais, c’est en réalité à un changement de système monétaire mondial que nous allons assister qui ira bien au-delà des accords de dé-dollarisation actuellement en vogue dans certains échanges économiques.

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Fractures morales, fractures économiques, fractures géopolitiques…


Surprise, Indignation, transparence…

Course non pas aux qualités des hommes et femmes mais bien course au misérabilisme… De nouveaux impôts sont et seront levés tandis que la dépense publique globale est plus haut historique… La dégradation morale est générale mais provient d’une confusion des valeurs et des problématiques. Nos actes ont des conséquences pour des générations…
Au niveau des valeurs, non seulement, être riche devient suspect, immoral…probablement illégal ; mais plus important et sous-jacent, nous assistons à la mise en place d’une exposition de la morale (individuelle, sorte d’examen de conscience) visant à permettre une morale collective dans le refus / renoncement de toute possibilité de morale individuelle… la morale et/ou la vertu obligatoire ne sont pas des bons souvenirs de l’histoire de France… les Français et plus encore l’éxécutif devraient s’en souvenir…

Les fractures actuelles laissent à penser à une simple bipolarisation de la société française comme européenne alors qu’en réalité le délitement et émiettement sociétal devrait être perçu comme extrêmement préoccupant car décrivant la fin d’un processus de déconstruction nationale… Pire, les Français comme l’ensemble des peuples européens n’ont plus confiance en leurs gouvernements car ils n’ont plus confiance en l’avenir…Durcissement du climat social alors que l’austérité n’a pas encore commencé…
Au niveau des problématiques et de la compréhension de la réalité, particulièrement celle de la situation de notre pays… La croissance économique ne vient pas du déficit public, même si certaines dépenses publiques peuvent contribuer à l’environnement de la croissance. Il est possible en ce sens, de réviser dans sa totalité sans pour autant tuer le service public. Et, chaque dépense doit avoir un sens…

Or, ont été sacrifiés toutes les dépenses de recherche et d’investissements (préparant le futur) pour préserver le règlement des pensions / salaires / rentes et le financement des structures publiques. La France attend des autres une hypothétique reprise dans un plan de communication / marketing !!!   La zone euro était en fin 2012 à 3,2% de moyenne de déficit…tandis que la France était à 4,8% de déficit : la France est, comme nous l’avons déjà dit, le maillon faible de la zone euro… potentiellement de l’Union européenne. La dette française va devenir ingérable… L’ensemble des pays européens, de la zone euro ou non, sombre…

Qui conçoit encore la légitimité des décisions prises ? Austérité versus croissance tel semble être le dilemne, comme si rien d’autre n’était possible… le débat comme les idées, est malheureusement binaire… et stupide…. le cadre choisit par les responsables ne nous laisse aucune porte de sortie… Faillite des élites… Faillite des experts… Faillite des politiques… Partout s’amoncellent les signaux mais peu semblent les voir, beaucoup veulent les ignorer ou les réfuter…
La baisse de l’or montre le ralentissement de la vitesse des monnaies malgré leurs manipulations, et donc, déjà, à terme, l’échec des différentes politiques monétaires mises en œuvre aux Etats-Unis et au Japon. Ainsi la manipulation des monnaies consiste à une tentative de vol de la croissance des autres pays ; tentative qui va à terme paralyser le commerce international… La confiance, c’est la paix ;  là encore ce que tous les Etats européens ne peuvent méconnaitre au regard de leur histoire. Les conséquences de cette omission/occultation seront dramatiques… Tous appelent aujourd’hui de leurs voeux d’aller au plus vite retrouver les Etats-unis et le Japon dans leurs politiques monétaires, oubliant qu’ils sont, eux aussi, aux bords du gouffre… Pire, puisque les régles comptables ne permettent plus de répondre, pas de souci… les régles du jeu sont modifiés à l’instar des modifications de calcul du PIB américain sous couvert de simple actualisation…  Les chiffres économiques ne sont pas bons donc il suffit de les modifier pour améliorer la situation économique… Ce n’est pas en changeant le thermométre que la fièvre baisse et que le malade guérit !!! le ridicule ne tue pas…ni l’absurdité ! Heureusement !
Nous allons vers des temps révolutionnaires. point de crise(s) ici et maintenant, mais une mutation géopolitique de grande ampleur : le système né de la Seconde Guerre Mondiale se désagrège…. l’onde de choc sera gigantesque !

Un moment de vérité


Tous les moteurs économiques s’éteignent les uns après les autres…le ralentissement économique est majeur : -21% en Europe, -14% en Chine; enfin -2,4% aux Etats-Unis…
Dans ce dernier pays, avec un taux de chômage de 7,8% de la population active cela semble aller mieux. En réalité, les chiffres de l’économie américaine sont faussés. Cet été, ce sont près de 600 000 personnes qui ont disparu des statistiques démographiques… et en septembre plus de 800 000… Si nous réintégrons ces personnes dans les statistiques, le taux de chômage monte à près de 15%… Si on y ajoute le temps partiel, on atteint les 20% … De même, il est paradoxal d’entendre les commentateurs nous indiquer une forte hausse de la construction immobilière, mais de constater à l’analyse des statistiques démographiques des personnes travaillant dans le domaine de la dite construction immobilière, qu’il y a stagnation… étrange incohérence… La croissance américaine est faible face à une nécessité (en principe) de réduire les dettes, et la volonté des ménages américains de se désendetter engendrant une forte compression de la demande. D’où une politique de forte création monétaire devant permettre une dépréciation monétaire… Les Etats-Unis fixent donc des priorités claires afin de faire face à ce ralentissement, et pour certains analystes, ce qu’ils nomment le déclin américain… Efforts importants pour améliorer la compétitivité économique, y compris par la baisse des coûts salariaux (les emplois créés sont rémunérés à la baisse, la pauvreté explose et la pauvreté se répand…1 enfant sur 5 est en situation de misère) ; recherche d’énergie à bas coûts ; la FED émet de la dette, la tire dans le temps afin au minimum de la déprécier, puis potentiellement pourrait viser le non remboursement par répudiation si la conjoncture géopolitique internationale lui permet… ; politique de plus en plus protectionniste et isolationniste (« arrêtons de sauver le monde »)…Cependant, d’ici 5 ans les Etats-Unis vont bénéficier dans l’industrie (lourde particulièrement) et dans la chimie d’un fort avantage comparatif par le biais des gaz de schistes…
En Chine, là encore la croissance est actuellement en réalité beaucoup plus faible qu’annoncée officiellement. Tous les indicateurs de croissance (production électrique, consommation d’énergie, transports de marchandises, …) démontrent que les chiffres de croissance du PIB sont faussés. Si la stagnation, voire la récession de différentes économies a une implication directe et indirecte sur l’économie chinoise, la Chine est surtout aujourd’hui confrontée à des problèmes structurels. Le modèle de croissance chinois (exportations massives de produits peu sophistiqués) est remis en cause ; la hausse des coûts salariaux en Chine depuis plusieurs années contraint cette dernière à délocaliser les sites de production, particulièrement en Afrique. Plus encore, la hausse des coûts salariaux a dégradé la compétitivité des entreprises chinoises et étrangères ; d’autant plus que les Chinois privilégient l’épargne et non la consommation de biens. En conséquence, le ralentissement puis la faiblesse de la croissance chinoise risque d’être durable. De ce fait aussi, le ralentissement attendu d’autres économies fortement liées (Australie, Japon, Brics, …), la baisse des prix des matières premières et la hausse des valeurs refuge… La conjonction de la hausse des coûts salariaux et de la perte de profitabilité des grandes entreprises va conduire à une diminution nette de l’emploi ainsi qu’au départ d’entreprises étrangères… et engendre trois interrogations majeures : d’où vont venir les futurs emplois chinois ? Quel modèle de croissance économique ? Quelles conséquences sociales et politiques ? En conclusion, les luttes politiques et les problématiques structurelles (taux d’épargne, typologie de la production manufacturière, absence de protection sociale, bulle immobilière, vieillissement démographique, écarts régionaux, hausse des salaires, revendications sociales, …) sont telles que la Chine va connaître de manière durable un affaiblissement de sa croissance économique, voire une récession ; engendrant une reconfiguration stratégique risquée…
Plus généralement en Asie, tandis que l’économie est moribonde au Japon (qui fera défaut), si quelques pays voient leur croissance continuer de croître (Thaïlande, Malaisie, Indonésie) du fait d’une forte demande intérieure, l’ensemble des pays de la zone connaissent une forte baisse de leur activité économique allant pour certains, déjà, jusqu’à une croissance négative (Taiwan)…
Au Proche et Moyen-Orient, crise financière, segmentation politique, mouvements sociaux mais plus encore situation géopolitique explosives… De nombreux pays ne possèdent plus de marges de manœuvres budgétaires. Les recettes fiscales diminuent notamment du fait des suites du Printemps arabe, des évolutions géopolitiques au levant et une dépendance trop importante au cours du pétrole (l’Iran a besoin d’un cours supérieur à 150 dollars / barils pour équilibrer son budget).
En Amérique Latine, après une période plutôt favorable en 2012 et début 2011, les différents pays connaissent en 2012 un fort ralentissement sans avoir engagé les réformes structurelles nécessaires. De ce fait, la croissance de la zone Amérique Latine sera faible.
Le ralentissement de la croissance mondiale est à la fois désormais général ; aucune zone économique n’y échappe ; et structurel : tous les modèles économiques et sociaux sont à réinventer, du modèle chinois au modèle américain, sans omettre celui de l’UE, ainsi que le fameux modèle social français.
Pour l’Union Européenne et en particulier pour l’ensemble de la zone euro, il y aura une forte récession en 2013…L’Espagne, l’Italie, mais aussi la Grèce, la France sont touchés. La France joue son avenir. Le chômage va croître de l’ordre de 50 000 personnes/mois soit d’ici décembre 2013 près de 700 000 chômeurs de plus. Nouvelle génération que celle dite boomerang, qui doit retourner vivre chez ses parents du fait de la situation économique, que ce soit en Espagne, Italie, Grèce, Portugal, mais aussi France et Etats-Unis… La crise n’est pas finie. Malheureusement, de nombreuses années difficiles sont devant nous… Nous allons assister à un approfondissement de la crise. Nous allons vers une récession grave car nous n’aurons pas de croissance. La croissance française ne sera pas de 0,8% en 2013. Vraisemblablement, nous pouvons estimer une croissance française de l’ordre de – 1% à -1,5%…. Nous allons donc assister à la poursuite des délocalisations des outils de production et désormais sièges sociaux ; à l’acquisition par des intérêts non européens d’entreprises européennes ; à une intensification de la fuite des capitaux et des cerveaux ; et donc à un affaiblissement encore plus conséquent du poids de l’UE et de la France dans le monde.
Comme nous l’indiquions dans un précédent billet, l’euro n’est pas sauvé. Il y a une incompréhension majeure de ce qui se déroule actuellement : l’ajustement économique de la zone euro se fait par appauvrissement alors qu’il y a absence de fédéralisme. La zone euro va vers la dissolution. La Grèce ne pourra pas rembourser. Le défaut approche, et l’effet boule de neige, conduisant à une course à la restructuration des dettes, voir à leurs répudiations… La dernière fois que la France a fait défaut, ce fut en 1787… entraînant impôts (sur la bourgeoisie), convocation d’Etats généraux (pour faire approuver ces impôts), puis…révolution…
De fait, nous assistons à l’échelle occidentale à un déclassement du monde salarial, phénomène qui va s’accélérant et dont la désindustrialisation est un symbole bien avant d’en être la cause. Deux niveaux de consommation apparaissent désormais : le low cost et le high level car la middle class n’existe plus, éradiquée par les politiques. Est-ce la fin de la consommation de masse ? En simultané, se produit un gigantesque transfert de richesses à l’échelle mondiale… Les fondamentaux économiques ne sont plus respectés. Le monde est sous perfusion, le liquide coule mais les prochaines poches sont vides même avec un QE3 illimité.
Ces situations économiques vont déclencher de forts mouvements sociaux, explosions sociales, émeutes, puis troubles politiques et en répercussions des transformations géopolitiques, car en parallèle un déclassement stratégique s’opère…Les Etats-Unis connaissent désormais le doute et la peur du déclin. L’apparition d’un important vote populiste (Tea Party) étant la conséquence d’une désindustrialisation dont les classes moyennes sont les premières victimes. Le sentiment de déclin, plus exactement de perte de terrain face à la Chine que d’aucuns décrivent devant les Etats-Unis dès 2017 nourrit une vision pessimiste… La puissance américaine ; comme celles des vieux pays du continent européen, est remise en cause tant au travers des symboles que dans la réalité géostratégique. Pour les Etats-Unis, se sont de véritables tests qui se déroulent actuellement à l’échelle planétaire (Proche et Moyen-Orient, Asie, …). Lorsque ces tests se clôtureront, ce sont non seulement les alliances mais aussi le cadre de régulation internationale qui sera remis en question. Brutalement. Le monde se prépare à des affrontements stratégiques, ce que réfute les pays du vieux monde, mais ce qu’attestent les ventes d’armes…

Les Etats ne remboursent jamais.


Les Etats ne remboursent jamais. Ils « roulent » leurs dettes y compris parfois jusqu’au défaut, soit par la croissance économique, soit par le biais de fuite devant la monnaie (hyper inflation). Ainsi à seule fin de rouler sa dette, la France aura besoin en 2013 de 300 milliards d’euros. Aujourd’hui, nous sommes, de fait, face à une crise systémique. Nous mesurons le vide politique. Les politiques semblent perdus dans l’abysse des dettes souveraines. Perdus et apeurés. Les médias ne cessent de rebondir sur ces craintes, tout en se posant en rempart de l’expertise…Les opinions publiques, européennes, sont elles aussi désemparées, face à cette brutale accélération de l’histoire. L’opinion publique n’a pas de but. Il n’y a pas, de vision politique. Dès lors, le défi politique actuel, est d’accrocher du positif à la fois sur la situation réelle du pays … tout le sens des propos de Cameron, de l’ancien slogan d’Obama…voire du rêve de la campagne de François Hollande…
Certes, la fin du triple A français par le biais d’une dégradation généralisée a enlevé le stress de la dégradation individualisé. Mais pas la réalité, car au risque de déplaire, il s’agit d’une erreur d’interprétation : les dettes souveraines ne sont pas la cause des problèmes actuels mais la conséquence.
Notre dette n’a servi qu’à permettre des transferts sociaux et aucunement la création d’actifs productifs. Les causes sont multiples et connues : périmètre de l’Etat trop large, coût du travail et absence de compétitivité globale, modèle social à la fois trop coûteux et inefficace… Notre modèle doit servir la compétitivité globale de notre pays comme la protection sociale de nos concitoyens. En est-il ainsi aujourd’hui ? A titre indicatif, les 25-55 ans représentent aujourd’hui 40 % de la population totale française, mais 80% des actifs. Il s’agit donc d’une base sociale démographique faible associée à une compétitivité individuelle extraordinaire… que le système social dans son entier réprime ensuite !
En réalité, protégés par l’euro, les européens (français comme les autres) ont consommé sous le crédit de l’Allemagne.
Oui, la Grèce va faire faux bond. Le terme est pudique, car, au-delà des mots, la Grèce a déjà fait défaut. Au niveau politique, les résultats des élections de ce dernier week-end aggravent la situation car les politiques grecs « gagnants » (néo-nazis et extrême gauche) ne veulent tout simplement pas assumer la responsabilité politique gouvernementale de leur victoire. La Grèce est entrée en tensions…Les marchés financiers suivent…Leurs relations sont elles aussi en trans-tensions…
L’idéal grec pourrait-il être de quitter la zone euro, un retour à la drachme avec une dévaluation supérieure à 50% et donc, immédiatement, de facto, l’impossibilité de rembourser 100% de la dette… Qu’en serait-il alors ? Cessation de paiement, dépréciation des devises redevenues nationales, mais pour instaurer un gain massif de compétitivité, il conviendra aussi d’y associer dépréciation réelle des prix et des salaires (de l’ordre de 30%)… Un modèle à suivre pour d’autres pays ? les conséquences sociales, politiques, géopolitiques sont immédiatement titanesques…
Oui, il convient de « restructurer » les dettes et d’anticiper un retour de l’inflation car les politiques savent qu’ils ne peuvent faire acter à leurs opinions publiques l’enjeu des pertes issues des dettes…
L’avenir de l’Union européenne comme celui de l’euro ne se joue déjà plus sur la Grèce…