Le monde entre en trans-tensions


Le nouveau Président Français, devra faire face à une situation économique mondiale difficile, alors qu’il connaîtra un nombre conséquent d’électeurs qui ne se reconnaitront pas en lui.
Le traité européen ne sera pas renégocié, mais, mesure politique, un protocole additionnel sur la croissance sera ajouté. L’enjeu, pour tous, est bien le devenir de l’Union européenne, impossible à 27… Il en est de même pour l’Euro et sa crise de disparité. L’Euro va rester la monnaie de référence, tout à la fois européenne et désormais pour part, mondiale ; mais quels pays seront en capacité de le conserver comme monnaie nationale ? Il est à prévoir que la Grèce et l’Espagne quittent, au moins temporairement la zone euro… Le fameux Marché Unique n’a fait qu’intensifier la compétition économique entre Etats membres. L’Euro n’a fait qu’accentuer les disparités monétaires entre pays et nations européennes. Le processus de construction européen semble définitivement dépassé. L’Union européenne telle que construite arrive donc à son terme… La naïveté européenne, pathétique, est peut-être, elle aussi, révolue…L’Union européenne n’est pas en panne : elle est désormais en déconstruction…
Au niveau de la France, il n’y aura pas de décision publique agréable et efficace. Ne nous voilons pas la face : les acquis sociaux, chers à notre peuple et à la conscience intellectualisée, ces acquis sociaux seront demain revus à la baisse ! Le pacte social français arrive donc lui aussi à son terme.
Enfin, la crise financière mondiale va contraindre à une renégociation mondiale des dettes (avec une perte de l’ordre de 25 à 30%) conduisant bien évidement à une perte identique pour les préteurs, institutionnels ou privés, personnes morales ou physiques.. Le choc sera rude…
A l’inverse de l’actuel consensus des économistes, il convient donc d’anticiper une nouvelle phase de crise, avec la conjonction de trois phénomènes : crise de la zone euro qui va redémarrer à partir de l’Espagne puis de la France ; contraction des échanges mondiaux entraînant celle des économies des pays émergents, notamment des BRICS ; crise américaine avec à la fois un blocage institutionnel, une crise financière, violence et pauvreté, dégradation de la situation intérieure et remise en cause de la définition même des Etats-Unis, engendrant la recherche d’un homme providentiel (pouvant être un non-politique)…
Nous assisterons alors à une forte décélération de la mondialisation au profit d’une plus grande régionalisation avec aussi la (re)découverte d’un corollaire : la mondialisation a créé des volontés de puissances s’appuyant sur des politiques de protections commerciales fortes, soutenues elles-mêmes par des consciences d’Etats et non pas par la déliquescence d’Etat…
Parallèlement, le nouveau Président Français devra s’engager au niveau européen avec des propositions, non pas superficielles et ostentatoires, mais réalistes et acceptables, notamment par les petits pays européens. De fait, bouleversement pour la France, il faudra que le Président français nouvellement élu, promeuve et défende des idées non hexagonales… La France, devenue le maillon faible de l’Union européenne, risque d’être demain, le point de départ de la fin de l’Union européenne si nous n’entreprenons pas des stratégies audacieuses… Le monde entre en trans-tensions

Publicités