Cela n’a pas grande importance….


Un emploi du temps surchargé m’a tenu éloigné (trop longtemps) de ce blog…

Toutes les grandes voix de l’UMP (Raffarin, Juppé, MAM, JFC) ont fustigé tant la tribune Guaino-Wauquiez sur l’UE que le livre de Laurent Wauquiez (« Europe, tout doit changer »). Ces attaques sont intéressantes et instructives politiquement pour deux motifs.
D’abord dans les termes utilisés : « irresponsable », « stupide », « invraisemblable », « populiste ». Dès que l’on attaque la construction européenne (dans la forme comme dans le fond) ou que l’on pointe ses faiblesses ; bref dès que l’on exprime un désaccord, les noms d’oiseau pleuvent… l’attitude dogmatique d’interdire le débat et la réflexion démontrant avant tout la désertion politique : panne de projet européen, panne de projection politique, panne de dessein politique collectif… Tout le monde (à de trop rares exceptions) récite des « éléments de langage » sans véritable réflexion hors mode idéologique du politiquement correct.
Ensuite sur le fond, il existe une incapacité à faire la distinction entre les institutions/politiques européennes et la réalité européenne. Incapacité de penser et de comprendre que de critiquer le système européen et vouloir le modifier en profondeur c’est aussi d’abord être profondément européen et vouloir renforcer l’union européenne.
De ce fait, le clivage n’est plus entre pro et anti-européen (y compris au sein du FN et du FDG) mais entre gardiens du dogme/temple (pro-européen béat) et critiques trop souvent amalgamés aux destructeurs de l’union (ceux que nous nommons pudiquement eurosceptiques).
Toute la campagne a été de dire et/ou de dénoncer, jamais de faire !!! (À l’instar de la politique européenne). Nous devons construire une Europe forte et solidaire. Forte pour faire face aux risques du monde mais aussi forte pour saisir les opportunités qui en résultent. Solidaire pour les peuples qui composent cette Europe.
Le « marketing politique » s’est substitué à la pensée politique et donc à l’idéologie (comprise comme vision associée à une stratégie déterminant les relations sociales). Désormais, nous assistons à une inversion du sens : la pulsion domine l’attention et la raison. De ce fait, il y a une « consommation politique », à l’identique à celle du coca cola et à la formule célébre de l’ancien patron de TF1 : « mon travail c’est de vendre à coca cola du temps de cerveau disponible ». Et cette consommation politique ne peut que créer des « envies politiques »… pas des savoirs.
Proposer donc une voie, la seule possible : celle de l’efficacité face aux dogmatismes ! (des gardiens comme des destructeurs). Proposer un nouveau temps de l’union européenne, définir où est-ce que l’on veut aller, pourquoi, et avec quelle méthode… De là, faire 2 à 3 propositions concrètes et compréhensibles par le grand public ; c’est-à-dire proposer de faire le bilan, de construire l’avenir et de définir une méthode à employer pour y parvenir :
– Dresser un bilan complet des politiques communautaires (coûts vs avantages) ;
– Définir de grands projets (Europe de l’Energie, Europe du transport, Europe de la défense, Europe de la recherche, Europe de l’éducation, …) ;
– Mettre en place une Union à géométrie variable (associer sur la voie de l’intégration les pays qui le veulent et qui le peuvent).

Mais la France a pensé et voulu l’Europe à six puis à douze. Et, elle découvre en perte de vitesse et de vision une Europe élargie désormais à 28… Personne à l’étranger ne croit aux promesses de la France. Aucune décision annoncée depuis deux ans n’a été effectivement tenue… La France, désormais, se situe ni au Sud ni au Nord de l’Union européenne d’après les dernières déclarations de Bruxelles… Elle est ailleurs…

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Une réflexion sur “Cela n’a pas grande importance….

  1. guellec jean dit :

    Excellent ! Je réponds à l’email ! 🙂

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