Budget, Traité et… rien !


A l’heure du débat budgétaire français et de celui concernant le Traité budgétaire européen, quelques éléments de réflexion…
Au niveau mondial : nous assistons à une inflation diffuse de 5% au niveau mondial. Cette inflation va-t-elle rester centrée sur les pays émergents où va-t-elle retrouver les accents de la boucle prix/salaires ? La croissance américaine sera de l’ordre de 2% cette année tandis que nous assistons à un effondrement de la croissance potentielle (moins de 1,5%). Mais, la politique monétaire américaine masque la réalité économique : celle de l’absence d’investissements et d’absence d’innovation. Les Brics ne sont pas en reste, de la Chine à l’Inde, du Brésil à la Russie… Bref, une crise mondiale qui n’est pas conjoncturelle mais structurelle !
Au niveau français : les hypothèses économiques de croissance qui sous-tendent le budget ne seront pas tenues alors même que nous sommes en décroissance (le PIB marchand décroît) et que le rendement de l’impôt sera inférieur en plus d’être confiscatoire. Au-delà, le gouvernement annonce 10 milliards d’économies. En réalité 10 milliards d’érosion des dépenses par rapport à leurs tendances d’origine…
C’est un budget politique par un signal donné aux marchés via les 3% mais qui refuse de comprendre que les 3% sont un symptôme de la crise, et non un objectif… Budget de court terme qui se préoccupe d’abord de satisfaire les besoins de l’Etat et non les entreprises créatrices de richesses et d’emploi…alors même qu’il conviendrait de se focaliser sur la création de richesses et d’emploi…Il n’est de richesse que d’hommes…. Comment investir dans un pays qui privilégie les toiles de maîtres et non les entreprises ? Le gouvernement confond le dogme avec le réalisme économique. Il est dramatique que le gouvernement ne puisse comprendre que de bons salaires dépendant d’abord d’un fort capital…bref, c’est un budget d’apparence, un budget de dupe. Il sera voté mais ne sera pas suivi… Car il lui manque l’essentiel, à savoir une stratégie de sortie de crise.
De cela rien…

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