Emploi : deux visions du monde….


Sur le chômage, les politiques pouvant le faire réellement baisser, c’est-à-dire réellement efficaces; ne peuvent être que des politiques à long terme : soutien de la recherche, soutien de l’éducation, valorisation des PME innovantes exportatrices (notamment en évitant leurs absorptions par les grands groupes), accroissement de la productivité par le biais de mesures structurelles… bref des politiques au mieux à 5 ans, plus sérieusement à 10 ans !
A court terme, la demande en biens et services va se contracter du fait de la baisse des revenus, par la hausse pour les ménages du coût de l’énergie, et plus encore par la très mauvaise situation économique des partenaires commerciaux de la France… Plus encore du manque d’investissement des entreprises françaises, du trop faible niveau de gamme de la production, des contraintes fiscales, des coûts salariaux, de la restriction du crédit bancaire pour l’investissement… entraînant un net recul de la profitabilité des entreprises engendrant une désindustrialisation et donc une dégradation des parts de marché de la France dans le commerce mondial… Le potentiel de croissance de l’économie française devrait donc être de l’ordre de 1%… Dès lors, la poursuite de la montée du chômage constitue la perspective la plus probable.
Deux seules solutions à court terme : réforme fiscale visant à réduire le coût du travail (donc aussi baisse des cotisations sociales pour les entreprises) ; baisse du coût de travail horaire (avec potentiellement un allongement des heures travaillées). Peu de chance que ces réformes soient effectuées…
Politiquement, nous assistons à deux visions du monde différentes : une vision dynamique et une vision idéologique-mécanique dans laquelle il faut tout à la fois faire « payer les riches » et développer des emplois, c’est-à-dire sans connexion entre l’idéologie et la réalité…

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2 réflexions sur “Emploi : deux visions du monde….

  1. ciralda dit :

    Si les riches n’avaient pas nargué les plus démunis par des revenus déraisonnables, il n’y aurait pas cette obsession ou cette idée fixe de les faire payer… De l’autre côté, quand l’idéologue pur aura bu la tasse, il sera bien obligé de composer avec la réalité. Il faut espérer que cela ne sera pas trop tard !

  2. loys dit :

    Nous pourrions aussi rentrer le dumping social au rayon concurrence déloyale… avec rétorsions économiques alors prévues.

    En effet, entre un pays qui s’occupe de ses travailleurs avec sécu/chomage/retraite et d’autres qui ont 2 milliards de corvéables à merci, parfois enfants, comment lutter? Sauf à tomber aussi bas qu’eux…

    Le libéralisme a tout crin nous pousserait résolument vers cette option. Je vous laisse l’annonçer à vos enfants :o)

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