Brises Stratégiques


Je vous propose ci-après la quatrième de couverture d’un court ouvrage de l’Amiral Thierry D’Arbonneau, isssu des notes  de cadrage stratégique visant à introduire le thème de la défense dans la campagne préisdentielle de 2012.

Les marins aiment la brise et la stratégie, ils peuvent aimer les marier à l’occasion.

Un nouveau Président est en fonction. Pas un mot ne s’est échangé sur la défense pendant la campagne électorale. Là comme ailleurs pourtant, ou même plus qu’ailleurs, il est nécessaire d’avoir un projet et d’abord de donner du sens à ce que nous voulons faire. Ce livre le propose par touches successives, dans le murmure de ses brises stratégiques.

La France a été le bon élève de l’OTAN à sa création mais cela ne dura pas. Après bien des rapprochements, notre réintégration a marqué le retour au bercail. Mais qu’est vraiment cette alliance ? De son côté, l’Europe de la défense est quasi morte de notre décision, même si son sort était scellé bien avant. Pourtant, que peut être l’UE sans puissance militaire reconnue, même modeste, sans qu’il existe une capacité militaire européenne ?

L’arme nucléaire reste au cœur des questions de défense. Au-delà de son pouvoir dissuasif, il faut réaffirmer son poids politique. L’arme nucléaire donne encore et toujours au pays qui en dispose une stature qui fait autorité. Les dernières modes ont voulu mettre la dissuasion en concurrence avec la défense anti-missile (DAMB). Mais celle-ci n’est pas de même nature. La dissuasion est une stratégie d’ensemble. La DAMB est un instrument défensif auquel on participe à volonté. On ne triche pas avec la dissuasion, sinon elle s’effondre, on manœuvre avec la DAMB pour en tirer le meilleur usage tout en favorisant son industrie nationale.

Dans la stratégie, l’emploi opérationnel des armées a retrouvé sa place, donnée par Clausewitz. Il faut agir non pas dans la précipitation sous la contrainte des faits, due à l’indécision inévitable des instances multinationales, mais rapidement, grâce à une préparation appropriée et à une anticipation aux aguets. Il faut alors savoir donner du sens au format des armées sans se limiter à une arithmétique simpliste qui ferait fi de tout projet politique.

Quelques lignes sur le rôle social des armées, sur l’industrie de défense viennent conclure ce rapide parcours, plaidoyer pour leur adresser une meilleure estime…

Thierry d’Arbonneau est amiral en retraite, ancien commandant des sous-marins nucléaires français et spécialiste de stratégie. Cadre dirigeant du groupe AREVA de 2005 à 2011, il exerce depuis un an comme consultant.

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